Pour une sortie de l'Italie
de la zone euro



Par Jean Hernandez, le 5 décembre 2013.


 
Sur l’Italie, il y a plusieurs éléments un peu disparates qui me viennent à l’esprit :

- la situation est très différente selon que la disparition de l’euro est ordonnée ou pas. Dans le deuxième cas on peut imaginer des mesures de rétorsion de la part de ceux qui ne le quittent pas et donc des tensions intra européennes.

- il est probable que la BCE face à des tensions sur certaines dettes nationales absorbera le plus possible de ces dettes, ce qui diffèrera l’échéance. La limite sera fixée par l’Allemagne. En tout état de cause cette absorption ne se fera pas sans contreparties en matière de contraintes de politique économique.

- la disparition de l’euro entrainera des tensions inflationnistes dans les pays qui dévalueront. Il y aura nécessairement des politiques restrictives dans ces pays, comme toujours dans le cas d’une dévaluation.

- l’inflation entrainera des revendications salariales.

- le retour aux monnaies nationales s’accompagnera d’un éclatement des bulles financières et d’une dévaluation des créances sur les pays qui sortiront de l’euro parmi lesquelles les créances target. D’ou un effet dépressif sur les pays restés dans l’euro.

Aujourd’hui le stock monétaire n’est pas résorbé ;

Un excédent dans les banques que l’on peut chiffrer pour les banques françaises à 40000 MM de $ ou d’€, joint à une "richesse" de 35000 MM €.


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